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PRÉSIDENCE
-INDEPENDANCE-CELEBRATION
Discours
du Président BOUTEFLIKA à l'occasion du 46e anniversaire de l'indépendance
Le Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, a prononcé samedi
au siège du ministère de la Défense nationale (MDN) un discours à
l'occasion du 46e anniversaire de l'indépendance nationale. En voici la
traduction :
"Mesdames et messieurs,
C'est un réel motif de joie que de m'adresser à vous en ce grand jour où
nous célébrons le 46e anniversaire du recouvrement de l'indépendance
nationale, cette date hautement symbolique de par la fierté, la dignité et
l'heureux présage qu'elle représente, et également dédiée à la
jeunesse, pilier de la nation et enjeu de demain.
A cette occasion, je ne puis que m'arrêter sur l'état actuel de notre
processus d'édification de l'Etat national moderne et d'une société développée,
puisant dans notre glorieuse histoire les jalons qui tracent la voie vers de
lendemains meilleurs. Une histoire séculaire riche en épopées des aïeux
qui ont bâti les villes, refusé l'hégémonie et résisté à
l'occupation, génération après génération, sous l'étendard de la
liberté, de la paix, de l'amour et de la tolérance, hissant haut et à
jamais le nom et l'emblème de l'Algérie.
C'est dans une ambiance d'humilité et de déférence que nous nous
recueillons aujourd’hui à la mémoire des vaillants martyrs de l'Algérie,
ces millions de chouhada dont la foi en la patrie et le nationalisme n'ont
jamais fléchi, et ce durant un siècle et un tiers de siècle de
souffrances et de lutte contre les envahisseurs. Une lutte qui s'est déclenchée
avec la résistance populaire ininterrompue et s'est poursuivie avec le
mouvement de réforme et la lutte nationale pour culminer avec la glorieuse
Révolution du 1er Novembre qui a amené la victoire éclatante.
En ce jour heureux, nous devons nous remémorer et rappeler, notamment aux générations
montantes qui n'ont pas connu les affres et la répression du colonialisme,
que cette indépendance a été arrachée au prix d'un lourd tribut. Et de
leur dire aussi qu'elle est un message sacré qu'il importe de transmettre
à travers la concrétisation des nobles valeurs et objectifs pour lesquels
les valeureux martyrs se sont sacrifiés et qui exigent davantage d'efforts
en vue d'édifier un Etat national moderne et fort et une société développée
et authentique à même de contribuer positivement à la marche de la
civilisation et au progrès humain.
La commémoration de l'histoire nationale et sa consécration comme source
de fierté et d'inspiration pour nos générations futures est de nature à
renforcer la foi en la patrie avec son identité arabe, amazighe et
islamique, sa personnalité civilisationnelle particulière intégrée dans
l'espace arabe, islamique, africain et méditerranéen, son unité inébranlable
et son génie renouvelé qui lui confèrent la résistance et la sagesse, la
confiance et le courage qui lui permettent de surmonter les épreuves et les
difficultés vers un avenir prospère.
Une rétrospective des réalisations concrétisées dans le cadre du
processus d'édification de l'Etat-Nation moderne, durant seulement les
quatre dernières décennies, période insignifiante dans l'histoire des
Etats et des civilisations, et un aperçu des images de répression,
d'extermination, de bannissement, de destruction, d'aliénation et de sous-développement
vécus par l'Algérie d'avant 1962, nous permettent de prendre conscience de
ce que nous étions et de ce que nous sommes devenus.
Ils nous permettent également de comprendre que tout ce qui a été réalisé
dans des conditions difficiles n'était pas chose aisée, comme il n'était
pas facile pour l'Algérie Républicaine de sortir de l'enfer du terrorisme,
de la criminalité et de la destruction, vers une vie de paix, de stabilité
et de sérénité, sans l'aide de Dieu et les innombrables efforts déployés
et de lourds sacrifices consentis par de vaillants et femmes, les différents
corps de sécurité et les éléments de l'Armée nationale populaire (ANP),
garante de l'unité et de l'intégrité de notre chère patrie.
Je ne puis, à présent, que m'incliner, avec humilité et recueillement, à
la mémoire des chouhada de la tragédie nationale, en leur témoignant, au
nom de la Nation tout entière, reconnaissance, estime et considération.
Mesdames et Messieurs,
Il est évident que la paix et le développement sont deux notions interdépendantes.
C'est pourquoi, il était de notre devoir de fournir de grands efforts, ces
dernières années, en vue de rétablir la sécurité et la paix, parallèlement
à la réalisation d'importants et d'urgents programmes de développement
afin de venir à bout des effets induits par la tragédie nationale et ses
lourdes répercussions, permettant ainsi au pays de réaliser un parcours
prometteur, à travers lequel il a recouvré sa stabilité et la place qui
lui sied sur la scène internationale.
La conjoncture actuelle requiert la consolidation et l'ancrage du processus
de réconciliation nationale. Nous n'allons pas revenir sur la mise en
oeuvre de ce processus dès lors que nous l'avons adopté avec la bénédiction
du Tout-Puissant et le soutien indéfectible du peuple algérien qui l'a
consacré par une majorité écrasante, suivant ainsi les préceptes de
l'Islam, religion de tolérance, et puisant dans nos valeurs humaines
civilisationnelles, elles mêmes puisées dans la défense intrépide des
principes de dialogue, de fraternité et de tolérance.
Notre conviction quant à la justesse de la réconciliation nationale est
forte et inébranlable dans un Etat de droit qui s'évertue à protéger les
droits de l'homme, à promouvoir la démocratie dans son acception à la
fois juste et innocente des accusations calomnieuses que des parties
tendancieuses ou des organisations suspectes tentent de lui porter.
Oui, la réconciliation nationale au sein d'une société pacifiste et
solidaire qui rejette le tribalisme, le régionalisme et le fanatisme
religieux est une réconciliation dont les résultats se concrétisent à
travers un développement national global et équilibré, développement qui
s'attelle à éliminer toutes les formes de disparité, de misère et
d'exclusion et à réunir les conditions d'une vie digne pour tous les
citoyens et citoyennes.
Oui, une réconciliation pour éteindre le feu de la fitna, rejeter la
division et réaliser l'unité. Une réconciliation que nous nous attelons
à consacrer ensemble, présentement et dans le futur, en dépit des voix
sceptiques et obstinées qui s'élèvent et des esprits sclérosés d'extrémistes.
Cette catégorie d'égarés qui prêche dans le faux et, à l'encontre des
préceptes du saint Coran et de la Charia, se dirige droit vers un échec
cuisant, des égarés qui tentent d'attirer des jeunes avec des fetwa erronées
et de les enfoncer à travers des idées takfiristes, terroristes et
destructrices pour en faire enfin, les ennemis de leurs famille et pays, la
honte de leur religion et de la Nation.
J'appelle ces jeunes égarés à garder foi en Dieu et à revenir sur le le
droit chemin au sein de leur famille et patrie. Je les appelle à apporter
leur contribution à l'édification de leurs pays tout en sachant que l'Etat
n'hésitera pas à faire face, avec force et détermination, aux résidus de
la criminalité et du terrorisme. Qu'ils sachent aussi que les portes du
pardon restent ouvertes devant les jeunes, enfants de cette terre bonne et généreuse,
et qui feront montre d'une ferme volonté de repentir.
Mesdames et Messieurs,
Nous avons payé un lourd tribut en raison des longues années de terrorisme
et de stagnation et avons accusé un retard important dans différents
secteurs donnant ainsi lieu à beaucoup de besoins urgents.
Les programmes de redressement national et les projets de réforme et de développement
initiés depuis des années ont permis de rétablir les grands équilibres
et d'avancer à grands pas vers la performance économique et l'amélioration
du niveau de vie des citoyens.
Après s'être libéré du fardeau de la dette extérieure, les efforts se
multiplient pour parachever la modernisation des structures de l'Etat, la réalisation
d'un large réseau d'infrastructures modernes, le développement du secteur
tertiaire et l'amélioration des indicateurs socio-économiques, notamment
en matière d'emploi, d'habitat, de santé, d'enseignement, de transport et
d'approvisionnement de la population en eau et en énergie.
Autant d'indicateurs appelés à se consolider encore davantage lors des
prochaines années à la faveur de l'application du programme complémentaire
de soutien au développement et des programmes des Hauts Plateaux et du Sud.
Nous sommes conscients que les acquis réalisés demeurent en deçà de nos
espérances et ne répondent pas à toutes les exigences urgentes de notre
société. Nous sommes convaincus aussi que toutes ces réalisations sont
des pas franchis sur la voie d'un développement porteur de prospérité et
de bien-être, un chemin long et difficile qui requiert patience,
mobilisation et solidarité et la conjugaison des efforts de tout un chacun.
Les préoccupations des citoyens sont inscrites au titre des priorités dont
le suivi et la prise en charge nous échoient, à la faveur d'une impérative
approche participative, du dialogue, de la concertation sociale et de la
coopération des différents partenaires publics et privés, du Gouvernent
et de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) en vue de définir
les approches optimales de traitement des revendications soumises.
Dans ce contexte, il convient de souligner tout l'intérêt du pacte
national économique et social conclu en septembre 2006 et de le préserver
tel un acquis au profit des travailleurs, de renforcer d'autres réalisations
dont la révision du statut de la fonction publique et les révisions consécutives
des salaires et des pensions de retraite, auxquelles s'ajoutera l'adoption
des statuts particuliers de chaque secteur à l'effet de satisfaire aux
revendications de tous les employés.
L'Etat ne ménagera aucun effort pour prendre toutes les mesures nécessaires
à la préservation du pouvoir d'achat, à l'aide aux catégories vulnérables
et aux personnes ayant des besoins spécifiques et à l'amélioration du
niveau de vie des citoyens, qu'il s'agisse d'insuffler un nouvel élan au
rythme de croissance, de maîtriser l'inflation ou de subventionner les prix
des produits de large consommation qui connaissent une importante hausse sur
les marchés internationaux.
Ces mesures toucheront également la résorption du chômage dont le taux a
sensiblement reculé, l'élargissement des mécanismes d'emploi, récemment
consolidés par le plan de promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage
entré en vigueur en mai 2008 et visant à garantir 400.000 postes d'emploi
par an au profit
des universitaires, des personnes ayant atteint le niveau secondaire et des
personnes non qualifiées.
Aussi, l'Etat continuera à encourager les investissements internes et étrangers
au même titre que les programmes de réforme et de développement rural et
à apporter aide et assistance aux agriculteurs et aux éleveurs sinistrés.
Il s'engage à aplanir toutes les difficultés qui se posent à une
meilleure participation
de la femme dans tous les domaines sur le même pied d'égalité que son frère
l'homme, en l'incitant à adhérer aux activités économiques, politiques
et associatives, notamment dans les zones rurales et au niveau des régions
éloignées.
Alors que nous évoquons la question de l'emploi des jeunes, je ne puis que
m'interroger avec vous: comment, dans un pays comme l'Algérie qui s'emploie
à alléger la crise du logement et la dépendance alimentaire à travers
des programmes de développement et d'importantes enveloppes financières,
trouve-t-on des jeunes qui optent pour le travail dans l'Administration plutôt
que dans les secteurs de l'agriculture et du bâtiment, où l'offre d'emploi
reste importante.
Le travail est une vertu et il n'est point de métier dévalorisant.
L'essentiel réside en la productivité et la réussite. Nos jeunes doivent
accepter les emplois qui leur sont offerts sans réticence car le pays a
besoin de ses enfants dans tous les domaines. L'Administration ne saurait à
elle seule réaliser nos objectifs de développement et atteindre la relance
escomptée.
Mesdames et messieurs,
Il n'est pour vous d'autre patrie que cette chère patrie chargée qu'elle
est d'histoire et de gloire, d'épreuves et d'enseignements ainsi que d'un
présent non exempt de difficultés ni d'obstacles mais plein de réalisations
et de mutations qui augurent d'un lendemain enchanteur grâce à la volonté
de Dieu.
J'exhorte les jeunes à adhérer, avec force et détermination, à la marche
du développement national, à avoir confiance en eux-mêmes, en leur patrie
et en leur avenir, à s'organiser, à saisir les opportunités qui se présentent
et à œuvrer résolument à la réalisation de leurs ambitions légitimes.
Nous comprenons parfaitement la vivacité et l'enthousiasme affichés dans
l'expression de leurs rêves et ambitions mais aussi de leurs plaintes et
protestations.
Celles-ci doivent, toutefois, être manifestées en faisant valoir un esprit
consciencieux et raisonnable, en favorisant une attitude civilisée et pondérée,
en bannissant la précipitation et l'usage de la violence qui n'honore ni
les jeunes ni la Nation et sans se laisser fourvoyer par les tromperies véhiculées
par des parties qui cherchent à semer la destruction et la discorde et
tentent de manipuler les rêves des jeunes, en allant jusqu'à les soudoyer
pour frapper stabilité du pays.
Le peuple algérien a payé un lourd tribut pour recouvrer sa sécurité et
sa stabilité, les appareils de l'Etat ne feront donc aucune concession et
s'opposeront avec force et détermination à toute partie qui essaie de
provoquer les émeutes, semer l'anarchie et détruire les biens publics et
privés quel qu'en soit le mobile ou la couverture.
Nous devons garder à l'esprit que notre société vit des mutations
profondes sur fond des influences d'une mondialisation ouverte à tous les
risques et tous les pronostics, et dont nous devons, au demeurant, relever
et assimiler les défis. Une société consciente des enjeux qui l'attendent
et des défis qui lui sont imposés doit faire preuve de fair-play et de
sens de la responsabilité.
A ce propos, je saisis cette occasion pour réitérer mon appel à l'adresse
des responsables de l'Administration centrale, communale et des wilayas, les
invitant à ouvrir les portes du dialogue, jeter les passerelles de la
confiance mutuelle et se rapprocher davantage des citoyens afin d'écouter
leurs préoccupations et parvenir à y trouver les solutions idoines.
J'insiste auprès des différentes instances et secteurs concernés pour
qu'ils veillent à la concrétisation, dans les meilleurs délais, des
politiques et des projets arrêtés, tout en réaffirmant la nécessité de
la conjugaison et de la complémentarité des efforts en vue de redynamiser
les programmes d'encadrement et d'insertion sous toutes leurs formes et
d'ouvrir ainsi de nouveaux horizons à nos jeunes et de les accompagner sur
la voie de l'espoir, de la confiance et de l'optimisme en lieu et place de
l'attente, du pessimisme et de la déperdition et de les protéger contre
les différents fléaux et phénomènes. Je rappelle que le dossier de la
jeunesse constitue l'affaire de tous et j'interpelle les partis, les
associations et toutes les forces de la société civile pour qu’ils
contribuent positivement à l'élargissement et à l'enrichissement des
espaces de dialogue et de communication avec cette frange chère de notre
peuple.
Comme je l'avais confirmé lors de la réunion Gouvernement-walis, consacrée
au dossier des jeunes que nous classons parmi les priorités nationales les
plus urgentes, l'Etat va redoubler d'effort à l'effet d'une meilleure prise
en charge des revendications et des préoccupations de nos enfants, en
mobilisant les ressources nécessaires et en mettant en œuvre des
programmes complémentaires et cohérents qui apportent une réponse
efficiente à leurs besoins.
L'Etat a mobilisé, ces dernières années, des ressources financières
colossales et réalisé des centaines de projets dans les secteurs liés aux
jeunes à travers l'ensemble du territoire national. Il a arrêté également
des mesures incitatives pour amener les jeunes à investir le monde de
l'emploi, de l'entreprenariat de l'enseignement et de la formation. C'est à
la faveur de ces efforts que 14 millions de jeunes fréquentent aujourd'hui
les bancs des écoles, des universités et des centres de formation et que
le pays compte 41 villes universitaires alors qu'une enveloppe financière
considérable du programme de l'équipement a été consacré au secteur de
la jeunesse et des sports.
En vue de répondre aux exigences de la gestion et aux besoins du développement,
de redresser les dysfonctionnements enregistrés en matière d'organisation
administrative territoriale, il est désormais impératif de revoir
l'organisation administrative actuelle en envisageant le changement de
certaines Dairas en circonscriptions administratives pour enfin, créer de
nouvelles wilayas.
Cette nouvelle organisation administrative tend à impulser le développement,
à trouver de meilleures réponses aux problèmes du citoyen, à atténuer
la tension dans certaines wilayas à forte concentration de populations et
à consolider la présence de l'Etat dans les régions frontalières qui
vivent des problèmes bien particuliers. Toutes ces mesures veilleront à
assurer un découpage équilibré des communes au niveau des wilayas et à réduire
les distances entre les communes pour une meilleure gestion de proximité
sans omettre les spécificités des régions frontalières, celles du Sud
non frontalières, des Hauts Plateaux et des wilayas du Nord. Cette
organisation administrative territoriale requiert par conséquent,
l'intervention des différentes institutions de l'Etat, des services compétents
en matière de protection sociale, de formation, d'emploi etc... afin
d'assurer une vie décente au citoyen.
Mesdames et Messieurs,
Ce qui a été réalisé à ce jour, grâce aux efforts de tous, n'est
qu'une partie d'un ensemble appelé à se concrétiser à travers des
programmes soutenus de réformes et de développement et c'est cela qui nous
permet d'aspirer, confiants et optimistes, à un avenir prospère de l'Algérie
du troisième millénaire, d'espérer un brillant avenir à notre jeunesse
qui doit voir sa véritable image parmi les élites productives et actives
dans les différents créneaux de la vie politique, économique, sociale,
culturelle et sportive, une jeunesse ambitieuse qui a le sens de la patrie,
confiante et fière de son identité et animée de cette dynamique de créativité
et cette volonté de réussir.
Je reste convaincu que sur ce sol sacré vit une jeunesse montante qui
contribue efficacement à la renaissance du pays et à sa prospérité tout
comme l'étaient les jeunes d'hier, héros de la résistance et de la libération.
Les jeunes d'aujourd'hui se doivent d'être les piliers de la Nahdha, les
flambeaux du rayonnement qui avancent sur la voie de la réussite et du
progrès grâce à leurs efforts, leur génie et leur engagement envers leur
pays.
J'ai assumé la lourde tâche dans des conditions difficiles, m'y consacrant
pleinement avec l'aide de Dieu et le soutien du peuple. J'ai dédié à mes
responsabilités toute mon énergie, dévoué à Dieu et à la Nation, fidèle
aux engagements pris devant le peuple.
Je vous remercie de votre attention.
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