|
|
Plan
d’action
A l’issue
de ses travaux, la Conférence a adopté le Plan d’action suivant annexé
à la Déclaration finale :
I -Dans le domaine du Désarmement et de la Non-prolifération
nucléaires
1- Œuvrer, au plan international et dans le cadre d’une
coordination continentale étroite, en faveur du désarmement nucléaire général
et complet sous un contrôle international efficace, conformément à
l’article VI du Traité de Non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ;
2- Œuvrer à l’entrée en vigueur du Traité instituant une zone
exempte d’armes nucléaires en Afrique (Traité de Pelindaba) ;
3- Œuvrer à promouvoir le droit inaliénable des Etats africains au
libre accès à l’énergie et à la technologie nucléaires à des fins
pacifiques et entreprendre les actions appropriées en vue de développer
des partenariats stratégiques dans ce domaine ;
4- Soutenir la coopération régionale en identifiant les domaines
technologiques et scientifiques de complémentarité entre différents pays
africains dans le but d’en tirer le meilleur profit.
II -Dans le domaine des sciences et des applications nucléaires
5- Encourager la maîtrise des techniques nucléaires et promouvoir
leur application au plan national, notamment, par l’élaboration d’un
plan stratégique cohérent avec le programme national de développement
dans les domaines de la Santé, l’Industrie, l’Agriculture, les
Ressources en Eau et l’Environnement. Les actions de promotion peuvent être
menées notamment par le biais de:
- l’élaboration d’un programme d’information et de
sensibilisation sur les bienfaits et les apports des techniques nucléaires,
destiné aux décideurs,
- l’élaboration pour les Pays qui le souhaitent, d’un Guide de
procédures en vue de l’introduction graduelle des techniques nucléaires
en assurant la durabilité,
6- Mettre à jour la base de données de l’expertise existante et
de l’infrastructure spécialisée opérationnelle dans la région, et
favoriser la mobilité des compétences et l’utilisation optimale des
installations,
7- Mettre en place des cadres législatifs et réglementaires en matière
de sûreté, conforme aux recommandations internationales et permettant la
prise en charge efficiente des programmes et activités dans le domaine des
applications nucléaires,
8- Engager au niveau national un programme de développement, de
perfectionnement et de préservation de compétences, destiné à la mise en
œuvre effective des programmes arrêtés, notamment par la mise en place
d’Instituts de Formation Spécialisés en Sciences et Techniques Nucléaires.
9- Favoriser la mise en place d’un environnement favorable à la
recherche et au développement dans le domaine des sciences et des
applications nucléaires, en affectant des ressources financières
suffisantes, conformément aux engagements pris, notamment dans le cadre du
NEPAD,
10- Mettre en place des structures et des moyens permettant
d’assurer une veille technologique dans le domaine des applications nucléaires
à moyen et long terme,
11- Assurer le développement permanent des activités de recherche
et de développement dans le domaine des sciences et techniques nucléaires,
en encourageant les méthodes d’évaluation et d’audit, permettant
d’assurer la durabilité des institutions en charge des programmes,
III -Dans le domaine de l’Electronucléaire
12- Engager des études d’évaluation des besoins énergétiques en
considérant tous les scénarios possibles de développement et de
planification énergétique, à moyen et long terme, (sur des périodes
allant de deux à trois décennies), afin de situer l’apport de l’Energie
nucléaire dans les solutions possibles et viables de mobilisation des
sources énergétiques indispensables au bien-être des populations,
13- Envisager, dans ce contexte, l’option d’une solution combinée
pour satisfaire à la fois les besoins énergétiques et les besoins en eau
potable par le biais du dessalement de l’eau de mer. Ce qui peut conduire
au choix de l’électronucléaire comme solution qui répond aux deux préoccupations
de manière viable et appropriée dans une perspective de développement
durable.
14- Considérer, également dans ce contexte, l’option d’un
partenariat régional africain pour le développement de la technologie nucléaire
et la garantie d’approvisionnement en combustible nucléaire.
15- Introduire l’énergie nucléaire en Afrique sur la base de
technologie de réacteur éprouvée et de puissance adaptée en prenant en
compte le besoin d’accroître les capacités industrielles et le réseau
électrique des pays africains.
16- Valoriser le potentiel humain qualifié par des actions d’échange
et de partenariat avec les pays de la région. Ces actions viseraient
l’harmonisation des programmes de formation; la collaboration entre les
centres de recherche de la région par le biais de la réalisation de
programmes et de projets communs de recherche et de développement, l’échange
de séjours scientifiques de chercheurs; et enfin la création d’instituts
régionaux de formation, spécialisés en sciences et génie nucléaires.
17- Encourager la collaboration et la synergie entre les Etats
Africains et les fournisseurs de technologie nucléaire ainsi que l’établissement
de réseaux avec les institutions internationales spécialisées dans le
domaine, dans la perspective d’assurer un transfert effectif et durable de
la technologie nucléaire.
18- Mette en place un cadre législatif et réglementaire pour
assurer une exploitation sûre des installations nucléaires et une
protection adéquate du public, des travailleurs et de l’environnement,
contre les risques radiologiques encourus.
19- Elaborer une stratégie à long terme, de gestion et de stockage
des déchets radioactifs qui accompagne, nécessairement, la mise en œuvre
d’un programme électronucléaire.
IV -Dans le domaine de la coopération régionale et
internationale
20- Consolider la coopération scientifique et technique entre l’AIEA
et les pays africains notamment par le biais du renforcement de l’Accord
AFRA et son intégration graduelle au NEPAD ;
21- Encourager la coopération régionale (cadre AFRA) et interrégionale
dans le domaine de la recherche et du développement en sciences et
techniques nucléaires, ainsi que la mise en place de Centres Régionaux
d’Excellence dans les domaines de la formation et la R & D. La désignation
d’un Panel d’Expert Africains est recommandée en vue d’élaborer une
stratégie globale de promotion des techniques nucléaires dans le
Continent.
22- Œuvrer à la mise en œuvre au plan national de toutes les
recommandations formulées dans le cadre des manifestations organisées par
l’Union Africaine dans le Domaine de la Science et de la Technologie
23- Instituer une coopération privilégiée entre l’AFREC et l’AIEA ;
Fait à Alger,
le 10 janvier 2007
|